Lors se don interview à RTL en décembre 2006, Mylene Farmer à dit que le cinema est essentiel dans sa vie, elle a parlé de divers metteurs en scène comme David Lean et David Linch.
Je vous propose de découvrir qui sont ces metteurs en scènes :
1. David Lean a commencé dans le cinéma comme assistant-opérateur (avec le clap). En 1930 il travaille dans l'édition des films d'actualité diffusés au cinéma pour Gaumont Pictures ou encore Movietone.
Sa carrière, à proprement parler, commence avec « Escape Me Never » (1936), tandis que son premier travail comme réalisateur est effectué en partenariat avec Noel Coward sur « In Which We Serve » (1942).
Il se fait un nom avec « Brief Encounter » (Brève rencontre) (1945) puis dirige plusieurs films basés sur des romans classiques tels que « Great Expectations » (Les Grandes Espérances) (1946). « The Sound Barrier » (1952) est une comédie à la britannique, tandis que « Hobson's Choice » (Chaussure à son pied) (1954), dont Lean est aussi producteur, est une adaptation comique du Roi Lear dans le Manchester Victorien.
Avec l'arrivée de la couleur, Lean devient une figure incontournable avec « The Bridge on the River Kwai » (Le Pont de la rivière Kwaï) (1957), pour lequel il remporte un oscar suivi d'un autre pour Lawrence d'Arabie.
En 1965 il réalise « Doctor Zhivago » (Le Docteur Jivago) (1965) qui est également un succès.
Après le succès mitigé de « Ryan's Daughter » (La Fille de Ryan (1970), il ne dirige plus aucun film jusqu'à son dernier en 1984 : « A Passage to India » (La Route des Indes).
Il meurt en 1991 alors qu'il prépare l'adaptation de Nostromo de Joseph Conrad.
2. David Lynch est un extraterrestre du Septième Art. Il est néanmoins reconnu par ses pairs et a collectionné les récompenses dès le début de sa carrière. Son deuxième film, Elephant man, a obtenu huit nominations aux Oscars et l’a installé dans la cour des grands.
Presque chacune de ses réalisations lui vaut simultanément les foudres de la critique ou le tapis d’honneur. Blue Velvet choque certains par sa violence, tandis que d’autres crient au génie. Sailor et Lula, en 1990, lui vaut la Palme d’or au Festival de Cannes.
Son univers étrange, souvent dérangeant, l’identifie immédiatement. La musique est très présente dans ses films, généralement composée par Angelo Badalementi, dont on reconnaît également la pâte, et participe à créer l’ambiance particulière à Lynch.
Virtuose de la mise en scène, il construit souvent ses films comme des puzzles, ce qui déroute une partie du public qui reste hermétique à un cinéma dont le sens n’est pas immédiatement accessible. A l’instar de Lost highway, délire cauchemardesque, ou encore de 6Mulholland drive, qui aborde le monde hollywoodien sous un angle mystérieux et inquiétant. Son côté profondément humaniste ressort parfois, comme dans Une histoire vraie qui tranche avec la tournure qu’avait prise son œuvre.
Capable d’être un formidable conteur d’histoire ou au contraire de perdre son spectateur dans les méandres de son imaginaire, David Lynch est un cinéaste à part, dont l’œuvre, très esthétique, flirte parfois avec la folie.
Son dernier film, Inland empire, est d’autant plus attendu qu’on ne sait rien du projet. Il sera présenté 7à la Mostra de Venise, où Lynch devrait recevoir un prix pour l’ensemble de sa carrière.
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